Michel Tremblay et la sauce tomates de Nana

Quand j'ai lu les pages de Michel Tremblay où il était question de la sauce à spaghetti dans laquelle sa mère faisait mijoter longtemps des côtelettes de porc, ça sentait bon dans mon livre, dans toute la maison, et la scène décrite à la table familiale autour de ce plat était plus qu'appétissante. C'est ainsi que la chose s'est gravée durablement dans un coin de ma mémoire.

L'idée de réaliser ce plat et de vous partager ma trouvaille fut l'une des premières à se présenter quand j'ai créé ce blog. Malheureusement, je n'avais pas noté l'extrait. Dans quel livre de Tremblay avais-je donc lu ça ? Blanc de mémoire opaque.

J'ai donc entrepris une patiente recherche commençant par les oeuvres de Michel Tremblay que je conserve amoureusement dans ma bibliothèque [impossible de vous cacher que Tremblay est l'un de mes écrivains préférés] : La grosse femme d'à côté est enceinte, Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges, La traversée du continent, La traversée de la ville, La traversée des sentiments et La grande mêlée. Pas trouvé. Peut-être que d'autres livres de Tremblay se cachent dans les rayons du bas, en vrac, avec tout ce que je n'ai jamais eu le temps de ranger ?

Pas le temps de chercher. Je cours à la bibliothèque Le Prévost pour emprunter tout ce que je peuxi y trouver, que je relis en me disant j'aurais dont dû les acheter au lieu de les emprunter, aussi... j'aurais pas eu besoin de sortir aujourd'hui ! Pas relu Le cahier noir [ni le rouge ni le bleu] parce que la narration est portée par Céline, donc pas possible que la sauce de Nana y soit. Dans mon souvenir, il s'agissait d'un récit autobiographique. Plus j'avançais dans mes lectures et plus je soupçonnnaias que j'avais lu ce passage-là dans Douze coups de théâtre, ou dabs Un ange cornu ? Deux lectures qui m'avaient touchée au coeur.

Comble de malheur, Douze coups de théâtre et Un ange cornu avec des ailes de tôle ont été classés dans la section « Documentaires » et bien que listés comme étant disponibles dans l'inventaire, les deux livres étaient introuvables. Je les ai donc réservés et me suis rendue à la librairie. J'ai acheté Douze coups de théâtre, au pif. J'avais provoqué mon coup de chance : le plat y était, dans « L'Opéra de Quat'sous », l'avant-dernier récit. À la page 235 du livre de poche publié chez Leméac/Nomades en 2016.

Voici l'extrait en question, qui commence par « La sauce à spaghetti de ma mère [(...)] est quelque chose d'assez spécial pour que je m'y attarde un peu. Imaginez : j'ai dix-neuf ans et je ne connais pas encore les meatballs, [...] ».

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